La sourde oreille ou Le rêve de Freud (2012)
Mise en scène et interprétation Benoit Théberge
Assistante à la mise en scène Lucienne Deschamps
Collaboration artistique Gilles Coullet
Communication et presse Sarah Meneghello
Production
Zéro Théâtre
Avec le soutien de la Maison de la Poésie de St Quentin en Yvelines
Le poème d’une vie
En 1978, Bauchau écrit les dernières lignes de
son poème La grande troménie. C’est
alors que survient le souvenir d’un rêve qu’il a fait à 19 ans, rêve où le
célèbre psychanalyste Sigmund Freud le traite de « malade
imaginaire ». C’est le point de départ d’une interrogation sur les
événements marquant de sa vie, ses déchirures comme ses aspirations que dix ans
d’analyse ont mis à nue.
C’est par l’écriture, matière de verbes, d’images
et de sens que le poète entreprend ce long et tenace voyage vers soi, vers
l’unité. Il va alors créer ce qui sera son plus long poème son plus intime
aussi, puisque Bauchau y révèle sa part cachée, son parcours identitaire
d’homme de lettres et de psychanalyste.
Les fulgurances de sa poésie
A travers une écriture à la fois incisive et
émouvante, Bauchau remonte le fils de ses souvenirs en créant une étrange et
captivante fraternité avec lui-même par le tutoiement. Il opère par l’emploi du
« tu » une mise à distance
avec l’enfant, l’adolescent et le jeune homme qu’il a été et avec lesquelles,
tour à tour, il traverse main dans la main les paysages tourmentés de ses
jeunes années.
Les paroles et les images traversent alors, sous
l’œil du docteur Freud, les chemins abrupts de son existence où la famille se
meurt, le corps féminin se refuse, le dieu se dérobe et les grands souhaits se
brouillent.
l y a une profonde détresse mais aussi une
tendresse vibrante dans cette prose embrasée des feux intérieurs où l’on entend
par intermittence les rumeurs de l’histoire
de l’Europe et de ses guerres. Mais cet élan d’humanité envers lui-même et les
rumeurs de l’Histoire est là pour servir le poème et sa volonté de mettre à
jour les non-dits, les effrois et les angoisses qui encombrent la vie de
l’écrivain de 65 ans. La langue atteint alors une puissance d’évocation qui
nous transporte dans l’au-delà de son rêve, au cœur des pulsions profondes. Ses
mots et sa pensée pénètrent la matière de sa mémoire, entrent dans la maison
familiale, occupent l’espace des objets, des meubles, traversent les remparts
de sa jeunesse, avancent dans la campagne de son imaginaire.
Mû par cette force intime et pressante,
l’écrivain cri son espérance dans le poème, s’accroche à lui, le priant d’aller
au bout de sa promesse.
Poème théâtre
Sur scène, Benoit Théberge met en mouvement l’âme
effervescente du poète, travaille à bras le corps la matière – matière de
verbes, d’images, de mouvements et de sens. La langue du poète, instrument d’une transe onirique, d’un vertige
contemplatif, force l’interprète à vivre pleinement le poème, à s’abandonner à
son flux incandescent.
"Benoit Théberge a monté trois spectacles écrits par moi ou inspirés de mon œuvre. J'ai eu l'occasion d'assister à ces spectacles. Prométhée enchaîné a été représenté à Paris et en région parisienne et je ne puis que dire que la mise en scène est tout à fait neuve et puissante. Nous ne sommes pas séparés est un choix de poèmes et de textes avec lesquels il a monté un spectacle. C'est une façon nouvelle de comprendre la poésie, qui peut surprendre à première vue, mais c'est une mise en scène pleine d'énergie et d'inventivité. Antigone est une adaptation d'une partie de mon roman qui se base pour la plus grande partie sur mon propre texte et est un spectacle très vivant.
Dans cette trilogie Benoit Théberge se révèle à chaque fois comme un metteur en scène avec des idées neuves et personnelles, sait diriger les acteurs et ces spectacles sont essentiellement empreints d'une inventivité qui peut intéresser et attirer un assez large public."
Henry Bauchau Louveciennes 29 mai 2008
PROMETHEE ENCHAINE
Mise en scène Benoit Théberge
Scénographie Renaud de FontainieuMise en scène Benoit Théberge
Lumière Philippe Lacombe
Costumière Sylvie Bello-Tréhout
Réalisateur costumes Stéphane Puault
Régisseur Fabio Fainelli
Comédiens Marc Bataille-Testu, Marie Delmas, Stéphan Lara, Erica Rivolier et Benoit Théberge
Coproduction Zéro Théâtre / TGP St-Cyr-l’Ecole / Théâtre Montansier Versailles
Avec le soutien du Conseil général des Yvelines.
Qu’est-ce qu’être humain ? De quelle humanité sommes-nous capables?
A partir d’une adaptation de Prométhée enchaîné d’Eschyle, Henry Bauchau, à son tour, pose la question de la conscience, de la liberté et du changement. Dans cette œuvre abrupte, Bauchau cherche résolument à insuffler de la lucidité et de l’intuition aux êtres humains. Son écriture limpide et acérée apporte un regard inédit sur le mythe de Prométhée dont les formes, ‘paroles incantatoires’, ‘visions poétiques’ et ‘corps embrasés’ se superposent comme autant de sens possibles en résonance avec la réalité actuelle.
Parmi les mythes grecs, l’histoire de Prométhée, ce Titan qui prend le parti des hommes « éphémères » contre Zeus, en leur faisant don du feu, nous touche aujourd’hui car il parle de l’être humain révolté face à l’absolutisme. Henry Bauchau a enrichi le texte d'origine en intégrant sous forme d’évocation les deux autres pièces de la trilogie d'Eschyle aujourd'hui disparues « Prométhée délivré » et « Prométhée porte feu ».
Pris en tenaille entre la terreur du passé et l’incertitude de l’avenir, Prométhée incarne physiquement la mise en jeu des forces profondes, telluriques qui nous traversent. Prométhée enchaîné est un théâtre du débordement, de la foison et du nerf. Sur scène, un mur d’acier pivote, sur la trame du temps éternel. Prométhée y est fixé comme un papillon, les Océanides le rejoignent dans son escalade de la conscience. Face à lui-même, dans la nuit, Prométhée se demande, comme nous, s’il est toujours perdu dans la prison du rêve.
NOUS NE SOMMES PAS SEPARES
D’après l’œuvre poétique et le journal de Henry Bauchau : Nous ne sommes pas séparés, Heureux les déliants, Journal d’Antigone, Passage de la Bonne Graine, Des poèmes inédits et Le présent d’incertitude
Mise en scène et scénographie Benoit Théberge /Assistant à la mise en scène Marie Delmas
Lumières et conseiller à la dramaturgie Philippe Lacombe
Avec Marie Delmas, Benoit Théberge
Musiques : Alexandre Calmet, Arvo Part, Roger Eno, Philip Glass.
Production Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines, Compagnie Zéro Théâtre
Coréalisation Maison de la Poésie Paris
Présentée à la Maison de la Poésie Paris du 11 janvier au 11 février 2007
« C’est hors du travail de la conscience que se font les véritables rencontres », nous dit Bauchau à propos de sa langue et des forces souterraines, dont l’analyse, les rêves et l’écriture dictée constituent les principaux leviers de création.
L’auteur nous invite à le suivre dans sa traversée des territoires de l’inconscient. En cet espace recréé par le travail de la matière, matière de verbes, d’images, de sons et de sens, il met en mouvement sa propre existence où la mémoire et le rêve, se confondant, se matérialisent pour réinterpréter la réalité. La langue du poète, instrument d’une transe onirique, d’un vertige contemplatif, force le regard à la lucidité de ses affections, mais aussi de son désir d’équilibre. Elle nous entraine dans les sillons de la conscience, de l’intime à l'universel, à la recherche « de tout et de rien », comme si l'objet de son aspiration se situait au-delà de l'écriture. Ses poèmes les plus récents, « Au jardin de Louveciennes » ou « Mandala pour un poème », nous font découvrir une langue épurée, au plus près du mot, de l'objet et du sens.
La mise en scène nous transporte au centre de l’aventure quotidienne du poète. Soutenue par deux acteurs évoluant dans un espace traversé par des corps et des sons, la parole du poète nous entraîne dans le courant du fleuve périlleux de la vie et des paysages inconnus que dessinent les remuements de l’âme du poète.
LE CRI D'ANTIGONE
D’après le roman de Henry Bauchau Antigone. Edité chez Actes Sud, Arles, 1997.
Adaptation et mise en scène Benoit ThébergeD’après le roman de Henry Bauchau Antigone. Edité chez Actes Sud, Arles, 1997.
Avec Marie Delmas (Antigone), Stéphan Lara (Etéocle, Polynice et Clios),
Julie Deliquet (Ismène et Io) et Sébastien Bazin (K, le soldat et le garde)
Lumière et conseiller à la dramaturgie Philippe Lacombe
Scénographie Renaud de Fontainieu
Accessoires Bérengere Noulot
Costumes Sylvie Bello-Tréhout
Réalisation costumes Stéphane Puault et Lorraine Freidinger
Régis Fabio Fainelli
Attaché de presse : Sarah Meneghello
En partenariat avec le Théâtre le Nickel à Rambouillet et le Théâtre Gérard Philipe à St Cyr l’Ecole. Avec le soutien du Conseil général des Yvelines.
Remerciements à Henry Bauchau pour sa confiance et sa collaboration à l’écriture.
Lumineuse, intrépide, indomptée, l'Antigone d'Henry Bauchau s'inscrit avec force dans l'histoire de la réécriture du mythe. Après avoir suivi son père, le roi aveugle Œdipe, Antigone prend le chemin de Thèbes. Son espoir ? Empêcher la guerre entre les fils de Jocaste, ses deux frères tant aimés. Commence alors pour elle une suite d'épreuves, de doutes, de joies et de déchirements.
Dans une écriture limpide, Bauchau traverse les âges de l'humanité jusqu'à atteindre un temps des origines, une matière première des passions et des arts, d'où il fait soudain jaillir la naissance du théâtre.
A partir de cette pièce sur l’ambivalence des désirs et les mystères de la filiation, l’adaptation théâtrale suit le cheminement d’Antigone dans son combat pour la paix. Son cri n’est pas seulement un pamphlet politique de résistante face à l’absolu, c’est aussi l’expression d’un geste insoutenable car il est par essence sacrificiel. Avec cette performance hors norme, la compagnie poursuit sa démarche de création visant la recherche de l’équilibre délicat entre l’interprétation du texte et la poésie du mouvement
