P R O J E T S DE C R E A T I O N
ODYSSEE, DERNIER CHANT
de Jean-Pierre Siméon
Mise en scène Benoit Théberge
Collaboration
artistique Gilles Coullet
Scénographie Renaud de Fontainieu
Lumière Philippe Lacombe
Réalisation
vidéo en cours de distribution
Comédiens : Vystas Kraujelis, Jeanne
Authier, Gilles Coullet, en cours de distribution
Chargée de la communication Sarah
Meneghello
Production Zéro
Théâtre
Odyssée, dernier
chant est une ode
au courage et à l’espérance, une initiation certes infernale, mais aussi
profondément humaine et spirituelle. L’homme, confronté à ses démons, y apprend
à faire preuve d’humilité, d’ouverture et à reconnaître ses failles pour aller
à l’essentiel : vivre. Ici, la mécanique de la cruauté est poussée à l’extrême
jusqu’à infuser une part comique à la gravité de la situation. Dans une langue
dépouillée, à la fois crue et fulgurante, au plus près des corps et des
sensations, Jean-Pierre Siméon met à mal le mythe du héros, de l’homme de
pouvoir, pour lui rappeler ses racines, sa part d’humanité.
Le rapport au corps
Comment
représenter les ombres ? Comment les incarner sur le plan émotionnel tout
en leur conférant un statut surnaturel ? La pièce interroge le rapport –
fort complexe – à la représentation du corps et du « sans corps », du
visible et de l’invisible, de celui qui éprouve la vie dans sa chair et dans
son âme. Or, ce travail du corps, c’est précisément l’axe de recherche de la
compagnie. Au-delà de toute prouesse ostentatoire, nos techniques du jeu
d’acteur s’appuient sur la performance physique, de la sensation à l’émotion,
de la dramatisation à la ritualisation. En se réappropriant les clés du langage
corporel, l’acteur interroge le processus biologique des énergies, exprime son
humanité dans tous ses états, rend palpable jusqu’à l’invisible.
D'amour déluge
Ecriture et chorégraphie Benoit Théberge
Le sujet ? L’amour sous toutes ses formes : charnel ou sublimé, frontal ou renversant, chiche ou débordant, normal ou ambigu. Sébastien comble sa solitude comme il peut. A chaque fin de mois, il a rendez-vous avec Méandre. Pas pour “consommer”! Juste pour l’entendre lire de magnifiques lettres d’amour. Experte en désirs qui se consument par les mots, cette prostituée d’un nouveau genre lui joue la comédie de l’amour.
Sentiments achetés, émois soldés, moments volés, vies éclatées, plaisirs arbitrés... Le spectacle nous montre des gens ordinaires écartelés entre aliénation et liberté, peurs et courage, égoïsme et solidarité ; une vingtaine de personnages saisis sur le vif avec leur besoin vital d’amour étalé au grand jour, mais aussi leurs ombres portées et leurs rêves enfouis. Ils ne sont pas tous en manque d’amour. Le chaos peut aussi naître du trop plein ! Ces hommes et ces femmes croisent leur route ; ils empruntent parfois des chemins de traverse, mais ils vont jusqu’au bout de leur destinée.
Plusieurs histoires se mêlent et s’entrecroisent : celle de cet homme moderne, connecté à la terre entière et pourtant si seul ; celle de couple en devenir ou à la dérive ; celles d’individus réunis pour le meilleur et pour le pire. De délicieuses errances en rendez-vous manqués, la quête amoureuse se double de celle existentielle. Finalement, peut-on vivre sans l’autre ? Et quand on a trouvé sa moitié, comment préserver l’espace qui lui est dévolu ? Enfin, de l’intime au collectif, comment tisser d’autres liens ? Le projet est original car il relie l’épineuse question de la rencontre avec l’autre, de la recherche de l’harmonie (spirituelle et physique), de l’inventivité avec laquelle on peut faire durer une relation, à notre rapport – fort complexe – au corps. Or, ce travail du corps, c’est précisément l’axe de recherche du collectif d'acteurs, Les rêveurs anonymes, que j'ai réuni pour cette aventure.
