E Q U I P E A R T I S T I Q U E

"Nourri aux mamelles vénérées de son maître Decroux, et fortement inspiré de l’expérience de Grotowski, ce metteur en scène, acteur, auteur dramatique et chorégraphe a patiemment planté son univers, déroulant à sa manière, libre, humble et passionnée, le fil qui relie l’âme au geste et au verbe. Inlassable apôtre de la fusion de la chair et du texte, cet ascète du théâtre du corps tente depuis vingt ans, avec la foi d’un prosélyte, de transmettre aux comédiens cette façon quasi animale, qui fait toute la différence, d’exister sur un plateau. Sans artifice. La fameuse « présence intérieure » dont rêve tout acteur s’apprendrait-elle ? Reportage.
« Le corps de l’acteur est le terreau du théâtre. » Il n’a rien inventé, Benoît Théberge. Ce puissant crédo qui tient lieu de colonne vertébrale à toute sa quête artistique, il l’a fait sien chemin faisant, au gré de ses rencontres avec des maîtres qui l’ont marqué au fer rouge. Le théâtre, ce quinquagénaire aux allures de moine bouddhiste a commencé de l’étudier à Montréal, dans son Québec d’origine. Avant de devenir, à Paris, l’élève à jamais fidèle et reconnaissant d’un grand roi resté injustement ignoré en France : Étienne Decroux (1898-1991). J’ai nommé l’une des figures pourtant les plus marquantes du théâtre du xxe siècle, le père fondateur du mime corporel, qui, fort de son école fondée en 1940, a modelé de son empreinte indélébile toute une génération d’artistes (de Jean-Louis Barrault à Marcel Marceau), devenus plus célèbres que leur maître. Et influencé le travail de grands metteurs en scène comme Jerzy Grotowski, Eugénio Barba ou Bob Wilson.
C’est dans les 30 m² de la cave de la petite maison de Boulogne-Billancourt où officiait ce visionnaire de Decroux, un obsédé du mouvement invisible qui avait banni la parole du mime, que le disciple Théberge commence à bâtir sa propre cathédrale : il apprend à mettre en vie le silence de son corps, dont il s’exerce à jouer comme d’un instrument de musique ; il travaille d’arrache pied à construire la présence, à faire circuler l’énergie. Manquait la voix à ce naissant édifice. Benoît Théberge va donc se frotter aux techniques d’Yves Lebreton, un autre « decrousien » pur jus œuvrant, depuis 1969, à la création d’un théâtre centré sur la présence physique et vocale de l’acteur."
Extrait de l'article de Sylvie Beurtheret sur le stage "Dramaturgie du corps et jeu d'acteur" publié sur le site : Les trois coups
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Marie DELMAS comédienne
1995 à 1997, elle étudie au Conservatoire dramatique de Toulon, dirigé par Alain Terra, puis de 1998 à 2000 à l’Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes (ERAC) avec notamment, Simone Amouval, André Markowicz, Serge Valleti et Christian Rist.
Depuis 2002, elle participe aux créations de la compagnie Zéro Théâtre, notamment : La Dispute de Marivaux, Prométhée enchaîné et Nous ne sommes pas séparés de Henry Bauchau
Elle a joué également dans : Sainte Jeanne des abattoirs de Bertolt Brecht, mise en scène d’Alain Milianti (1999) ; Le sas de Michel Azama, mise en scène d’Agathe Bosh ; Marat Sade de Peter Weiss, mise en scène de Simone Amouval ; Cabaret Toys de Dario Fo et Danils Harms, mise en scène de Guillaume Cantillon (2002) ; Pacific sud, opéra de Rodgers, mise en scène de Christine Amanzara (2003) ; Dieu aboit-il, de François Boyer, mise en scène de Laurent Ziveri, compagnie Uppercut (2005).
Gilles COULLET comédien
Après sa licence de philosophie à l’université de Vincennes-Paris 8, il commence sa formation artistique avec le danseur haïtien Herns Duplan avec lequel il étudie l’expression primitive pendant sept ans au centre Américain de Paris. Il devient son assistant pour plusieurs années. Dans la même période, il étudie le langage du corps avec le mime Yves Lebreton dont il est l’assistant dans les stages et tournées.
En 1983, il fonde sa compagnie Le Corps Sauvage. Il crée un solo Cendres (qui tourne en Allemagne, Italie, Suisse, Brésil...)
Il approfondit l’analyse de la relation corps-voix avec Lucienne Deschamps et le Roy Hart Theater. Il suit divers stages avec le danseur japonais Ko Murobuschi, les africains Koffi Koko, Cissé et Elsa Wolliaston, avec Suzanne Buirge, avec Malou Airaudo de la compagnie de Pina Bausch. Il participe à divers spectacles en tant que mime à la Scala de Milan, avec les metteurs en scène Luca Ronconi, Roberto De Simon, Gorgio Strehler, Jérôme Savary. Il participe au festival 97 de Benevento et au Festival d’Automne de Rome, avec le spectacle Racconti Infiniti, mis en scène par Ruggero Cappucio.
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Philippe LACOMBE création lumière
Au théâtre, il a notamment travaillé avec Jean Gilibert, Michel Bouquet, Jean-Pierre Draveil, Olivier Mace, Michèle Venard, Jean-Pierre Andréani, Jean Bollery, Agathe Alexis, François Bourcier, Gabriel Garran, Pierre Chalbert, Jean-Luc Revol, José Valverde, Eloi Recoing, Jacques Seiler, Claude Confortes, Alain Barsaq, Jean-Louis Heckel (Nada Théâtre), Jean-Paul Tribout, Sylvain Maurice, Alain Mollot (la Jacquerie), Wolfram Mehring, Jean-Claude Penchenat, Jean-Michel Rabeux, Jean-Pierre Rossfelder, Jean-Luc Jeener, Benoît Marbot, Jean-Louis Raynaud (Théâtre de l’Ephémère).
Dans le domaine de la danse, il accompagne fidèlement les spectacles, entre autres, de la compagnie Arabesque, ballets chorégraphiés par Marie-Laure Tarneaud. Il signe aussi des spectacles de marionnettes, notamment avec Alain Recoing.
Après des études d'architecture, il rencontre Christian Schiaretti pour lequel il crée en 1990 le décor du Laboureur de Bohème. Suit une très longue collaboration entre eux qui l'amènera à faire une quarantaine de décors, tant pour le théâtre que pour l'opéra. Parmi ces derniers, L'Opéra de quat'sous de Brecht, Le Barbier de Séville de Rossini, L'Annonce faite à Marie de Claudel, et Père de Strindberg, etc., spectacles produits par le Théâtre National Populaire et joués au Théâtre de la Colline. Par ailleurs, il travaille avec diverses compagnies. Il conçoit une soixantaine de décors. Pour Daniel Mesguisch, il réalise Hamlet de Shakespeare et Dom Juan de Molière. En 2005, il conçoit la scénographie de Prométhée enchaîné, mise en scène de Benoit Théberge. Il est actuellement en création pour la pièce de Michel Vinaver, Par dessus bord, spectacle de Schiaretti qui va être créé au TNP le 8 mars 2008.